L’activiste panafricain, Kemi Séba, a été arrêté ce vendredi matin à son domicile de Dakar et placé en garde à vue dans les bureaux de la Division des Investigations Criminelles (DIC). La BCEAO est à l’origine de la plainte contre Kémi Séba pour avoir brûlé un billet du FCFA en public.

Les faits remontent au 19 août quand l’activiste a brûlé une coupure de 5000 FCFA à la place de l’Obélisque à Dakar.

Relayée par les réseaux sociaux, l’image a fait le tour du village panafricain, reprise par de nombreux sympathisants. Le geste a recueilli le soutien de beaucoup d’internautes. Mais pas de la BCEAO qui a décidé de porter plainte contre non seulement  l’initiateur de l’ONG Urgence Panafricaniste mais aussi contre le militant qui lui a tendu le briquet pour immoler le billet de banque.

Toutefois, l’activiste panafricaniste assume son geste en disant être prêt à en payer le prix du plus profond de son âme.

Kemi Seba: « Je savais qu’en effectuant cet acte purement symbolique, la BCEAO (Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest), sans doute sur commande de la BANQUE DE FRANCE, engagerait une procédure visant à me mettre en prison. Je le savais, et je suis prêt à en payer le prix du PLUS PROFOND DE MON ÂME.
Bien que chroniqueur géopolitique TV sur VoxAfrica, je suis LOIN d’être riche, et en brûlant ce billet, je savais aussi que je privais mes proches ainsi que moi même de ce que j’aurais pu acheter avec ce dernier.
Je tiens à préciser que j’ai agi SEUL, et que le frère qui m’a passé le briquet n’était pas au courant de mon projet de brûler le billet et donc ne pourra être accusé de complicité. Personne sauf moi, ne savait que j’allais commettre ce acte.
Le FRANC CFA est un scandale économico-politique d’ordre COLONIAL qui tue notre peuple. Au nom de nos ancêtres, je ne peux pas me taire quand je vois les nôtres se faire dépouiller (aussi bien par l’oligarchie française que par nos élites africaines qui trahissent leur mission). Si pour placer ce combat contre le FRANC CFA au centre des débats (comme nous avons su le faire de manière historique cette année), je dois être privé de ma famille que j’aime éperdument, de mes frères et sœurs d’Urgences Panafricanistes, ou encore des nombreux frères et sœurs qui nous aiment, je le ferai sans hésiter. Car la souveraineté est le combat de notre génération. Et elle mérite que l’on puisse se sacrifier pour elle.»

Pour son geste, l’activiste panafricain encourt 5 ans de prison.

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