Au Sénégal, l’ambiance est tranquille après les célébrations qui ont marqué la fin du ramadan. La capitale est particulièrement calme, presque vide cette semaine. Mais une information provoque de vifs débats dès qu’elle est évoquée: c’est le probable, possible retour de l’ex-président Abdoulaye Wade au pays. Tête de liste pour les législatives de juillet 2017, son parti affirme qu’il va participer à la campagne électorale.

C’était une probabilité, c’est désormais une certitude, affirment les cadres du Parti démocratique sénégalais qui organisent le retour d’Abdoulaye Wade. Un retour direct depuis Paris ou avec des escales en Espagne et en Italie pour rencontrer la diaspora, et un retour encore très secret, explique Amadou Sall, cadre du PDS : « C’est une certitude absolue. Maître Abdoulaye Wade est candidat de son parti. Naturellement, il viendra battre campagne. La lutte politique, c’est aussi une lutte de stratégie, de tactique, de ruse aussi. Donc, on ne dit jamais tout ».

A 91 ans, Abdoulaye Wade reste un combattant, affirment ses proches. Un combattant qui démarre au quart de tour, ce qui inquiète aussi son parti qui craint des dérapages. Du côté de la coalition au pouvoir, ce retour annoncé n’inquiète pas. Le lion Wade a perdu de sa superbe estime Pape Diouf, l’un des porte-paroles de la coalition présidentielle : « Le retour de Wade ne devrait pas évoquer la peur. Par contre, nous pouvons nous inquiéter pour lui-même, pour son âge. Il a un rôle à jouer, mais je ne pense que c’est en étant en tête de liste d’une coalition sans projet ».

Pas peur du père, mais peut-être un peu plus du fils, le PDS affine sa stratégie et le retour d’Abdoulaye Wade, si la sauce prend lors des meetings, si la ferveur est là, pourrait déclencher celui de Karim Wade qui vit en exil depuis un an au Qatar.

Source: RFI

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