« On est en train de perdre la bataille » contre le réchauffement et le changement climatique, a prévenu mardi le président français Emmanuel Macron, qui s’exprimait, mercredi, à l’ouverture du sommet « One Planet Summit ». 

Devant pas moins de 160 chefs d’Etat et responsables politiques, au sommet de Paris pour le climat, Emmanuel Macron a exprimé ses regrets de «ne pas aller assez vite » et a qualifié la situation de «drame» en exhortant tous les belligérants «à bouger, parce qu’on aura tous à rendre compte», insiste-t-il.

Son discours, très bref, a mis l’accent sur la nécessité de définir «ce qu’il faut faire dans les heures qui viennent».

Le chef de l’Etat a appelé tous les pays à «expliquer les engagements qu’ils souhaitent prendre» et insisté sur le fait que « l’urgence est devenue permanente et le défi de notre génération est d’agir, agir plus vite et gagner cette bataille contre le temps, cette bataille contre la fatalité, pour mettre en œuvre des actions concrètes qui vont changer nos pays, nos sociétés, nos économies ».

Ce sommet, décidé après l’annonce du retrait des Etats-Unis des accords de Paris par Donald Trump, vise principalement à limiter le réchauffement climatique sous la barre des 2 degrés alors la planète tend à une augmentation proche des 3 degrés. John Kerry, ancien secrétaire d’Etat américain a pris la parole lors de ce sommet afin de dénoncer « une décision auto-destructrice prise dans un but politique » de Donald Trump.

«Nous suivrons cet engagement, les uns et les autres. Tout cela sera suivi, évalué, vérifié. Ce que nous entamons aujourd’hui, c’est le temps de l’action, parce que l’urgence est devenue permanente», a encore lancé Emmanuel Macron devant l’assemblée composée d’institutions internationales et de personnalités du privé.

Parmi les participants figurent le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et le président de la Banque Mondiale Jim Yong Kim, les deux institutions sont co-organisatrices de l’événement.

Gutteres a quant à lui pris la parole lors d’une déclaration devant l’assemblée du « One planet summit », pour mettre en garde sur les dangers des énergies fossiles. Il a déclaré que « c’est un fait que les énergies fossiles restent très lourdement subventionnées, ce qui signifie que nous investissons dans notre propre perte ».

Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a été très largement applaudi lorsqu’il a annoncé l’arrêt du financement d’exploitation de gaz et de pétrole par l’institution financière à compter de 2019.

Aucun membre de l’administration américaine ne s’est en revanche présenté, même si plusieurs personnalités américaines, à l’instar du milliardaire Bill Gates, ont fait le déplacement.

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